Monsieur le Premier Ministre,

Faut-il mettre un « gilet jaune » pour être écouté ?

Aujourd'hui notre pays est au bord du chaos, nos concitoyens n’arrivent plus à faire face à leurs dépenses courantes et sont inquiets pour leur avenir, celui de leurs ainés et de leurs enfants.

Voici des années que vous refusez de travailler avec les représentants de la société civile qui se font l’écho des difficultés de nos concitoyens. Ce n'est pas un rejet du "politique" au sens noble du terme auquel nous assistons, c'est au rejet d'un modèle technocratique, qui pense à avoir réponse à tout, et reprend d’une main ce qu’il feint de donner de l’autre. Ceci ne fait qu'attiser les tensions et nourrir les discours propres aux idéologies les plus sombres.

 

Vous vous référez sans cesse à la société civile mais vous avez perdu tout contact avec elle, alors que votre nomination nous laissait espérer un vrai changement. Ce ne sont pas les quelque parlementaires issus de la société civile qui peuvent faire remonter les demandes du terrain.

Il y a urgence à changer de méthode et ouvrir plusieurs chantiers à mener de front dans une approche systémique :

1/  redéfinir notre organisation démocratique à bout de souffle : notre population a soif de participer aux décisions qui la concernent,

2/ agir pour l'environnement avec la santé environnementale comme fil conducteur,

3/  définir et rendre lisible le sens de la fiscalité,

4/ réformer en profondeur notre système de santé et de solidarité.

Le mouvement que nous représentons est à l'écoute du terrain, nous portons fièrement notre slogan " la Vraie Mutualité au cœur des territoires". A ce titre notre vocation est double, nous sommes des relais de proximité sociale et nous entendons battre le cœur de nos adhérents :

- Les désengagements de l'assurance maladie sur des médicaments de base, le manque de praticiens qui tourne à l'angoisse pour des milliers de concitoyens lorsqu'un médecin généraliste ou autre praticien prend légitimement sa retraite, les délais insupportables et anxiogènes d'attente de diagnostic.

- L'augmentation des taxes et surtout celles imposées aux mutuelles concourt à la perte de pouvoir d'achat. La volonté affichée de confondre budget de l’État et celui de la sécurité sociale à un moment où les efforts demandés à tous permettaient d'envisager un peu plus de moyens pour les hôpitaux.

- La dégradation inexorable de la situation des soignants :  il n’est pas acceptable de comptabiliser froidement les dépressions et suicides des infirmiers, carabins, praticiens ...

Il y a urgence à renouer les liens du dialogue dans une volonté de co-construction de l'avenir de notre pays et c’est dans cet esprit que nous sollicitons une rencontre.

Soyez assuré, Monsieur le Premier Ministre, de l'inscription de notre Fédération dans cette démarche républicaine et de notre considération respectueuse.

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